Engins de micro-mobilité et norme AFNOR: pour un contrôle homogène du marché !

Le marché des EDPM est en proie à une problématique de contrôle

La sécurité des engins; le challenge ultime

Une des problématiques majeures auxquelles les fabricants, importateurs et distributeurs font face quant aux Engins de Déplacement Personnels Motorisés est celle du contrôle du marché, du contrôle de la sécurité de engins mis en vente en France qui, aujourd’hui, est faite de façon encore très hétérogène. Bien que les critères techniques d’évaluation de la sécurité d’un produit semblent clairs car résultant d’une Directive Européenne (Directive Machine), ses principes reposent pourtant sur un texte européen très généraliste. Les exigences dites « essentielles » de ce texte de loi couvrent des machines extrêmement hétérogènes dans leur conception, leurs fonctions et leurs finalités ce qui a pour conséquence un fort degré d’interprétation des attendus en matière de sécurité pour les usagers aussi bien par les administrations en charge que par les laboratoires de contrôle.


En tant que fédération engagée auprès de nos partenaires, l’un de nos enjeux prioritaires est celui d’agir pour assainir au mieux ces situations. Pour faciliter le dialogue entre autorités de contrôle et professionnels, fluidifier les discussions entre laboratoire d’essai et industriels, clarifier les choses pour les donneurs d’ordre de la distribution. L’une des armes les plus importante c’est la création d’une norme spécifique aux EDPM, qui aide à garantir la sécurité des engins de micro-mobilité pour les utilisateurs tout autant que la sérénité de ceux qui les proposent à la vente.

Des référentiels de test inadaptés, des autorités de contrôle en demande d’accompagnement

La relative nouveauté des engins de déplacement personnel et la difficulté à évaluer leurs qualité en terme de sécurité pour les usagers provoque des situations délicates que nos partenaires – fabricants, importateurs– nous font régulièrement remonter : la faible connaissance des engins – aussi bien du point de vue de leur leurs fonctionnalités que leurs utilisations réelle – induit des exigences non adaptées dans les cahiers de charge ou les choix techniques d’évaluation aussi bien des administrations, des laboratoires mais aussi des donneurs d’ordre de la distribution. Il n’est pas rare qu’une mauvaise appréhension de la fonction d’un engin ou, malheureusement, même un excès de zèle administratifs entraine des retards logistiques, des modifications parfois substantielles du produit sans que les demandent ne reposent sur des interprétations incontestables des textes de loi. 

De façon regrettable, parfois, une lecture personnelle d’un texte du code du travail par exemple, peut conduire à des exigences contraignantes pour le professionnel sans pour autant qu’elles aient une valeur ajoutée incontestable sur la sécurité des engins.

L’une des difficultés importantes repose d’ailleurs sur ces exigences faites aux professionnels de respecter un certain nombre d’article du code du travail. Ces textes du code du travail, largement extraits de la Directive Européenne « Machine », ont une orientation visant à protéger les employés dans les tâches nécessaires à leur travail, souvent même sur leur poste de travail.

La situation classique ? La fonction de pliage d’un engin sert-elle à faciliter son transport et/ou son rangement. Souvent les deux. Parfois, sur « gros » EDPM lourds en particulier, seule la compacité est recherchée. Donc, exiger quasi systématiquement une hanse de portage pour une trottinette n’est pas toujours pertinent ou en tout cas contestable.

Cela entraine parfois des situations ubuesques au moment de certains contrôles, à cause d’une analyse fonctionnelle peu pertinente ou à minima contestable, vont mettre le professionnel dans l’embarras.

La norme Européenne NF EN 17128 :2020 « Véhicules électriques personnels légers (PLEV) - Exigences de sécurité et méthodes d'essai », LE référentiel de contrôle commun : la nouvelle solution pour demain

Partant de ses difficultés qui ont un impact réel sur le quotidien des professionnels, la FPMM a accompagné fortement les travaux de la nouvelle norme NF EN 17128:2020 élaborée par l’AFNOR en novembre 2020. Cette norme s’attaque d’emblée au problème du contrôle par le marché, en répertoriant l’ensemble des critères « sécurité » liées aux différents usages des EDPM tels que ; les systèmes de freinage, les risques électriques, la traçabilité des produits, la résistance à l’impact, l’environnement électromagnétique, l’étanchéité, etc...

Plusieurs éléments sont pris en compte dans ce texte de norme. De façon non exhaustive :

Performance du freinage et sécurité

  • Présence d'un ou deux freins selon le type d'engin
  • Décélération maximum,
  • antidérapage,
  • force des freins à main ou à pied

Avertisseurs lumineux et sonores

  • catadioptre avant (blanc),
  • catadioptre arrière (rouge),
  • catadioptres sur les côtés (ni blanc ni jaune),
  • éclairage du mode « piéton »)
  • connexion physique ou sans fil permanent avec l’engin,
  • si perte du signal réduction de la vitesse à 6 km/h,
  • etc.

Les Marquage

  • numéro de la norme,
  • classe de l’EDP,
  • sa désignation,
  • son numéro de série,
  • sa puissance nominale,
  • son poids maximum
  • etc.

Le référentiel pour les contrôles en point de vente

Avec la mise en place de cette nouvelle norme, pour les industriels comme pour les distributeurs, ce sont les spécificités des EDPM qui sont prises en compte lors des contrôles. Sur les points de vente, des éléments importants de communication aux utilisateurs doivent être pris en compte, le packaging doit renseigner le client, et surtout les instructions d’utilisation (notice) doit comporter des informations minimales incontournables.

Pour rappel, le Décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 « relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel » introduit des exigences spécifiques aux EDPM dans le code de la route

Grâce au travail en amont des professionnels, le texte de la norme européenne a largement pris en compte les exigences du décret dit « EDPM » afin que les professionnels puissent prendre en compte les désidératas des autorités françaises en termes de sécurité des usagers et de l’occupation de l’espace public. C’est là l’une des missions prioritaires de la FPMM ; travailler en collectif avec les professionnels et servir de courroie de transmission avec les autorités régulatrices afin que les développements de l’économie et des pratiques en nouvelle mobilité se fassent de la façon la plus responsable possible. 



À chaque usage sa trottinette : comment choisir la trottinette adaptée à mes besoins ?


À chaque usage sa trottinette : comment choisir la trottinette adaptée à mes besoins ?

Au sein de la nouvelle catégorie des Engins de Déplacement Personnel Motorisés dits EDPM, la trottinette a une place toute particulière : elle représente près de 80% du marché des nouvelles mobilités et est devenue incontournable pour effectuer les trajets de proximité du quotidien, que l’on soit urbain ou habitant des périphéries. Il existe pourtant autant de trottinettes qu’il existe d’usages :  si certains utilisent une trottinette pour se rendre au travail chaque matin, d’autres se servent de ces engins pour les loisirs, de la promenade dominicale à la randonnée sportive avec des collectifs de passionnés.


Dans ce contexte très hétéroclite, comment s’y retrouver à travers les différentes offres ? Quels critères retenir pour faire son choix ? Et surtout, Quel budget en fonction de ses besoins et usages ?

Vous vous déplacez principalement en trottinette : l’usage monomodal

Si votre trottinette est votre meilleure alliée pour aller travailler et effectuer tous vos déplacements du quotidien, si vous y avez trouvé votre bonheur pour assurer vos trajets courts ou longs, d'un bout à l'autre sans utiliser d'autres modes de transport que la marche; alors vous vous situez plutôt du côté des usages monomodaux. En cas d’usage très régulier de votre engin, vous devrez privilégier deux critères en priorité :


  • Le confort : optez pour une machine ayant une bonne suspension. Mieux vaut choisir des pneus gonflables pleins (avec chambre à air), qui seront adaptés à des surfaces irrégulières.
  •  La fiabilité : préférez les trottinettes équipées au moins en freinage à disque hydraulique. Ce système est plus efficace pour encaisser les arrêts d’urgence, notamment sur les pistes cyclables.

En trottinette comme à vélo, l’usage quotidien requiert de porter une attention particulière au bien-être et à la sécurité. Afin de vous assurer de remplir ces deux facteurs, nous vous conseillons de miser sur un budget au-dessus de 900 euros. Si vos trajets dépassent les 10km au quotidien, le budget conseillé sera autour de 1500 euros.

Vous alternez entre plusieurs modes de transport : l’usage multimodal

Se rendre à la gare en trottinette, prendre le train, remonter sur sa trottinette pour rejoindre une station de métro ou un arrêt de bus : la multimodalité est un mode de déplacement de plus en plus prisé, pour le gain de temps qu’elle permet. Afin d’assurer ces transitions, c’est le côté pratique de la trottinette qu’il faut privilégier au moment de l’achat : un engin plutôt léger, pliable et facilement transportable sera plus à même de répondre à vos besoins.

Notre conseil : misez sur une fourchette de prix entre 500 et 900 euros. Pour des modèles premium, plus légers et encore plus qualitatifs, n'hésitez pas à investir autour de 1500 euros.


Vous désirez investir dans une trottinette pour des trajets très occasionnels ou pour vos loisirs

Pour un usage très occasionnel, vous pouvez tout à fait faire le choix d’une trottinette électrique de gamme moyenne, dont le coût ne dépassera pas 500€. Ces engins offrent un général un très bon rapport usage/coût. Pour des trajets en ville ou pour vous promener, ils pourront tout à fait convenir. A noter cependant : si vous envisagez votre engin comme un véritable moyen de transport, les modèles à moins de 200€ risquent de ne pas vous donner satisfaction. Ces trottinettes électriques à prix “entrée de marché” sont plutôt pensées pour vos déplacements très occasionnels, sur de très courtes distances. Si vous avez un vrai besoin de mobilité, équipez-vous donc en conséquence !


Sécurité et assurances : des normes communes à tous les usages

Quel que soit votre usage, l’utilisation du casque est fortement recommandée. Par mesure de sécurité, pensez à vous équiper votre trottinette et vos vêtements en systèmes d’éclairage et de réflexion.


Enfin, n’oubliez pas de souscrire une assurance en responsabilité civile ! Il existe de plus en plus d’offres d’assureurs adaptées qui prennent en compte les différents types d’usages et d’utilisateurs pour offrir une couverture pertinente.

Moyen de transport à part entière, la trottinette ne doit pas être choisie à la légère.

Aussi, ne laissez pas le prix diriger votre choix ! Gardez en tête que le choix doit avant tout dépendre de votre utilisation : certaines sont réservées aux loisirs et d’autres sont plus adaptées à un usage quotidien.

Pour vos enfants, privilégiez des trottinettes mécaniques, qui permettent une mobilité active et ludique. Et si l’esthétique est aussi une priorité pour vous, pas de panique : les marques sont de plus en plus nombreuses à concevoir des engins design, adaptées aux goûts de chacun.

Enfin, faites confiance aux magasins labellisés, qui ont une politique d’accompagnement complète : avant de faire votre choix, fiez-vous à des professionnels qui sauront questionner en profondeur votre pratique et vos besoins, quitte à vous proposer un engin autre que celui auquel vous pensiez, s’il correspond davantage à votre usage !


Jean AMBERT

New mobility & Micromobility Expert

Directeur des études et de la prospective de la Fédération des Professionnels de la Micro-Mobilité.

CEO et fondateur de Smart Mobility Lab


EDPM : Des moyens de transport qui cherchent encore leur place dans l’espace public

Mobilité responsable : la place des EDPM dans l’espace public dépendra de la sensibilisation des usagers aux normes et exigences de sécurité, et de la capacité des professionnels à responsabiliser les consommateurs.

Depuis la crise sanitaire, 27 % des Français déclarent avoir modifié leurs modes de déplacements habituels, ce qui traduit une transformation profonde des modes de transports. Trottinettes électriques, gyropodes, skateboards électriques, hoverboards… Aujourd’hui, c’est 72 % des 18-34 ans qui envisagent le recours aux EDPM pour se déplacer.


Dans ce contexte post-confinement, il nous a semblé nécessaire d’analyser ces nouveaux usages ainsi que les risques et l’accidentalité liés, afin de faire de la sécurité des usagers notre priorité. Ainsi, le 8 octobre 2020, la Fédération Française de l’Assurance (FFA), Assurance Prévention et la Fédération des Professionnels Micro-Mobilité (FP2M), ont lancé une étude* d’envergure sur le sujet, réalisée par Smart Mobility Lab. Elle recueille la vision des utilisateurs d’EDPM, mais aussi celle des autres usagers de l’espace public sur les nouvelles mobilités, avant et après le confinement.



Malgré une utilisation accrue, un sentiment de vulnérabilité sur l’espace public


L’usage des EDPM n’est pas le même pour tout le monde. L’étude révèle qu’1 usager sur 2 utilise occasionnellement des trottinettes électriques en libre-service, tandis que les usagers possédant un EDPM en ont une pratique régulière. Si les autres utilisateurs de l’espace public s’accoutument peu à peu à ces nouvelles pratiques de déplacement, la crainte des accidents est néanmoins importante, comme le montre la note de confiance de l’ensemble des usagers de l’espace public (7,2/10). Les utilisateurs d’EDPM ne sont pas plus rassurés (6,4 / 10).

En cause, deux insuffisances soulevées par l’épanouissement rapide du marché des micro-mobilités :

-       Une insuffisance de l’équipement et des dispositifs de sécurité, notamment dans le libre-service.

-       Un niveau d’information insuffisant chez les utilisateurs, autant sur leurs obligations (exemple l’assurance en responsabilité civile) que sur leurs droits..

Un sentiment d’insécurité routière atténué par le contexte sanitaire

Près d’1/4 des usagers de la route a déjà été exposé à des accidents divers (chute, collision, excès de vitesse) en lien avec un EDPM. Ces accidents aboutissent dans 11% des cas à un séjour aux urgences hospitalières, et ont donné lieu à 10 décès en 2019[1]. Un bilan peu avantageux pour ces engins, que près de la moitié des Français perçoivent comme dangereux ou gênants.

Et cependant, cette perception a sensiblement changé depuis le début de la crise sanitaire actuelle, surtout avec le déconfinement qui a rendu nécessaire les déplacements respectueux les contraintes sanitaires. Les EDPM se sont en effet imposés comme une solution viable et efficace de mobilité. La crainte qu'ils pouvaient susciter  laisse peu à peu place à une image plus « utilitaire » comme moyen de déplacement.


[1] Chiffres sur la sécurité routière 2019 : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Les-chiffres-de-la-securite-routiere-en-2019-des-resultats-consolides-en-metropole-la-necessite-d-une-action-resolue-dans-les-outre-mer


Comment, alors, concilier la nécessité pour de nombreux usagers d’avoir recours à ces engins, tout en maintenant un certain niveau de sécurité sur l’espace public ? Une des réponses serait d’accorder pleinement leur place aux EDPM, en soulignant les droits, mais aussi les devoirs des usagers.

Sensibiliser pour mieux protéger

Si l’étude met en exergue la perception très contrastée du risque entre les utilisateurs d'EDPM et les autres usagers de l’espace public. Mais elle analyse surtout la  typologie des divers accidents impliquant ces nouvelles mobilités. L’impact de la qualité de l’infrastructure, la nécessité d’accroître le niveau de connaissance des usagers quant aux règles de circulation, la sensibilisation des utilisateurs à un comportement responsable sur la route. Cette étude montre aussi et surtout le travail important fait par les professionnels de la filière industrielles sur la qualité des engins, leur sécurité car ils arrivent en queue de peloton des facteurs facteurs de risque à l’utilisation des nouvelles mobilités.





Étude de la Fédération Française de l’Assurance (FFA), d’Assurance Prévention et de la Fédération des Professionnels Micro-Mobilité (FP2M), réalisée par Smart Mobility Lab en 2 volets. Étude quantitative menée en 2 temps : du 21 février au 5 mars 2020 auprès de 5 014 répondants et du 5 au 11 septembre 2020 auprès de 1 013 répondants France entière âgés de 18 ans et plus. Étude qualitative menée auprès de 65 participants dans 8 focus groups à Paris et à Lille du 21 au 31 janvier 2020


ATELIER N°2 : Baromètre 2019 et études Impact COVID

La profession monitore le développement de la pratique

La FP2M a mis en place un baromètre des chiffres du marché de la micro mobilité. Cet outil permet de doter les acteurs de la filière de chiffres collectés et consolidés par des techniques analytiques modernes et fiables. L’objectif de cet atelier est de donner aux adhérents de la FP2M des outils stratégiques opérationnelles basées sur des chiffres. Organisée sous forme d’atelier, la FP2M propose un moment de remue-méninge permettant des analyses prospectives fines sur les évolutions de la filière

La seconde partie de l'atelier sera consacrée à l'analyse de l'impact de la crise COVID19 en ce basant sur: un sondage "impact" effectué auprès des adhérents de la fédération et une étude FP2M/SmartMobilityLab sur les intentions des français post-déconfinement en matière de mobilité.


Baromètre du marché de la micro mobilité 2019

Avec 1,861 millions d'EDP* (Engins de Déplacements personnels) vendus en 2019, et une tendance toujours à la hausse au premier trimestre 2020, la micro-mobilité, reconnue comme mode de mobilité à part entière (inscrite au code de la route depuis 2019), apporte aujourd'hui une réponse concrète aux nouveaux enjeux de mobilité et particulièrement à partir du 11 mai.

"La vente en 2019 de plus de 478 000 trottinettes électriques en France (+105% croissance en volume) symbolise l’appropriation massive par les Français d’un mode de déplacement de plus en plus prisé au sein de nos villes. C’est une solution de déplacement personnel adoptée tout le long de l’année, et particulièrement recommandée durant la crise sanitaire que nous traversons. Les EDPM, en tant qu’engins de déplacement personnel motorisés assurent la sécurité sanitaire de leurs possesseurs, en répondant aux besoins profonds d’une mobilité légère, pratique et efficace. Le baromètre FP2M / Smart Mobility Lab confirme ce basculement vers un usage massif des engins de micro-mobilité sur le segment mobilité urbaine (934 000 engins vendus en 2019 pour 194,1 M€ de CA)."

Jean Ambert, CEO de Smart Mobility Lab.

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UNE BAISSE SIGNIFICATIVE DES ENGINS DE MOBILITÉ LOISIRS AU PROFIT DE LA MOBILITÉ URBAINE

En volume, le marché électrique continue sa croissance malgré une baisse significative des ventes d'hoverboards (star de la mobilité loisirs), qui passent de 302 000 unités vendues en 2018 à 82 000 en 2019. En revanche le marché des trottinettes électriques (star de la mobilité urbaine) explose et connaît une croissance de 74 % en valeur (190,9 M€) et de 105 % en volume avec 478 800 unités vendues.

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478 000 trottinettes électriques vendues et des demandes de la part d'entreprises pour aider le retour de leurs salariés à partir du 11 mai

 

Produit phare de la mobilité douce et durable, la trottinette fait l'objet de demande de la part d'entreprises soucieuses d'accompagner leurs salariés à limiter leurs trajets en transport en commun ou en voiture. Plusieurs avantages sont mis en avant : - la nécessité de proposer un mix-transport bas carbone aux salariés soucieux de leur impact environnemental - la praticité et la facilité de stockage en toute circonstance (bureau, domicile, transport en commun, voiture) - un moyen de mobilité "transportable" notamment pour les derniers kilomètres, pour les salariés en déplacement multimodal intégrant les transports en commun, ou garés en périphérie des villes pour terminer leur trajet.

En 2019, le marché de la micro-mobilité reste largement dominé par les trottinettes mécaniques et électriques qui représentent à elles seules 68 % du marché. Les engins avec selles (mini-scooters, draisiennes, trottinettes) séduisent par leur praticité et continuent leur croissance.

TROTTINETTES MÉCANIQUES : Volume : 1 254 800 (+18 %) / Valeur : 66.5 M€ (+7%)
TROTTINETTES ÉLECTRIQUES : Volume : 478 800 (+105 %)/ Valeur : 190.9 M€ (+ 74 %)
HOVERBOARDS : Volume : 82 000 (-267%) / Valeur : 12.6 M€ (-10 %)
ENGINS AVEC SELLE : Volume : 29 000 (+244 %) / Valeur : 8.5 M€ (+136 %)
GYROROUES : Volume : 5 500 (+31 %) / Valeur :4.8 M€ (+ 25 %)
GYROPODES : Volume : 1 700 (-22 %) / Valeur : 2.4 M€ (-21 %)
SKATE BOARD ÉLECTRIQUE : Volume : 7 700 / Valeur : 1.0 M€

Communiqué de presse 2019


Atelier: consommation, assurance, encadrement

La FPMM accompagne ses adhérents dans la connaissance de leurs obligations, leurs droits et leur donne les outils pour un partage d'expérience mutuellement bénéfique.

Ce premier atelier de l'année, strictement réservé aux adhérents, aura lieu le 10 MARS 2020, de 9H30 à 16H30.

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Prochaines échéances ateliers/formations:

  • Norme, règlementation et conformité produit : analyse détaillée de la norme NF EN 17128 "Véhicules électriques personnels légers (PLEV)"
  • Evolution du marché de la distribution : baromètre des ventes 2019 et résultat du « Forecast 2022 »
  • Contrôle du marché, conformité produit, RAPEX, droits et recours du professionnel

Filière de recyclage 360°: c'est parti !

FPMM, ECOLOGIC et le SCRELEC mettent en commun leurs compétences

La FPMM entend accompagner le développement des nouvelles mobilités en aidant les professionnels à prendre en compte toutes leurs obligations réglementaires et morales, notamment en ce qui concerne la Responsabilité Elargie des Producteurs (REP)

Le principe général de la REP

Le droit de l'environnement est venu entériner un certain nombre d'obligations faites aux professionnels qui DOIT les connaître:

Autant le cas des DEEE est relativement bien connu et maitrisé par les professionnels (cotisation auprès de l'un des 2 éco-organismes agréés par l'état), la prise en compte de la fin de vie des batteries semble donner lieu à quelques confusions: le professionnel doit s'assurer, et prouver, qu'il est en capacité de collecter TOUTES les batteries mises sur le marché et d'en assurer le recyclage. Ne traiter que les quelques batteries qui reviennent en magasin ou en SAV ne suffit pas!

Gestion des batteries: les professionnels souvent démunis

Les professionnels réunis se devaient de s'armer et pour cela, de s'entourer d'acteurs à la compétence reconnue sur les questions liées à la fin de vie des produits. Huit mois de discussions ont aboutit à associer les expertises pour faciliter le  recyclage des déchets !

Le principe de guichet unique est une solution très innovante à l'avantage de tous !

Pour en savoir plus: filiere [alt] fpmm fr


2019, un bilan flatteur pour de belles perspectives 2020

Le 04 février 2020 les adhérents de la FPMM se réunissaient pour tirer le bilan d'une année 2019 qui fut riche en challenges et en réussites pour l'univers des nouvelles mobilités.

Une année 2019 riche

La Fédération a accompagné ces changements, a pesé de tout son poids pour faire avancer les choses positivement et pour former/informer aussi bien les professionnels que les particuliers

L'image des nouvelles mobilités a été fortement bousculée en 2019; que de méconnaissances, d'à priori négatif, de postures sans données factuelles mais aussi de légitimes interrogations et inquiétudes auxquelles il fallait donner des réponses. La FPMM s'y est attelée en s'affirmant comme un interlocuteur de valeur face aux médias

Et 2020 ne démentira pas cette implication de tous les instants tant il y a des challenges à gagner et des objectifs à atteindre

  • Etudes (baromètre marché, risques et accidentalité, EDPM et multimodalité, employabilité...
  • Réglementation: prise en compte des nouveaux engins et des nouveaux usages, impact sur les avis d'application du décret, visibilité des utilisateurs, etc...
  • Baromètre de la micro-mobilité: impact des nouvelles mobilités sur les économies d'énergie aux travers du programme MOBIPROX
  • Lancement et structuration de la filière de collecte et de recyclage des engins de micro mobilité et leurs batteries
  • Accompagner une surveillance du marché plus efficiente et juste dans l'objectif d'améliorer la sécurité des engins
  • Continuer à être l'organisme représentatif de toutes les micros mobilités et se structurant aux travers de groupes de travail thématiques
  • ...

Et, toujours, accompagner les professionnels dans leur connaissance de leurs droits, devoirs, obligations aux travers de formations et atéliers thématiques

*Les dates et lieux exactes seront communiqués aux adhérents

La FPMM reste ouverte aux professionnels impliqués dans les questions des micros mobilités; n'hésitez pas à nous rejoindre pour faire avancer les choses: info[alt] e-fpmm fr


Lancement Filière De Recyclage De La Micro Mobilité FP2M/ SCRELEC/ ECOLOGIC

La FP2Minvite les professionnels au lancement de la filière de collecte et recyclage de EDPM et leurs batteries.



Responsabilité sociétale et micro mobilité: la filière recycle !

La fédération des professionnels de la Micro Mobilité continue sa mission d'accompagnement du développement de la filière en s'attaquant aux problématiques de fin de vie des EDPM.

En s'associant au SCRELEC et à ECOLOGIC, acteurs majeurs du traitement écologique des déchets, la FP2M entend donner à ses adhérents et à tous les acteurs intéressés, un outil efficient pour les aider à respecter non seulement leurs obligations règlementaires mais aussi morales.

COMMUNIQUE DE PRESSE

La FP2M invite les professionnels intéressés à se rapproche d'elle.